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Samedi, 26 Juin 2010 23:49 |
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Quel spectacle!!!
L'akadémiduka a enchanté pendant près de 2 heures les nombreux spectateurs qui avaient fait le déplacement salle Laura Flessel à Petit-Bourg ce vendredi 25 Juin 2010. Des costumes créoles riches en couleur, des joueurs de gwo ka au sommet de leurs formes, des danseurs de 4 à 90 ans, des scènes chorégraphiques n'ayant rien à envier aux grandes comédies musicales, tout était réuni pour que ce spectacle soit une véritable réussite. La chorégraphe Nadia Pater a réussi à donner à cette chorégraphie Guadeloupéenne musicale un allant et un rythme ne faiblissant jamais.
Le gwo Ka en bref: Le gwoka (ou Gwo Ka) est un genre musical de la Guadeloupe. Il est principalement joué avec des tambours appelés « ka », famille d'instruments de percussion.
Il existe 7 rythmes basiques de gwoka et de multiples variations de chacun :
* Kaladja * Menndé * Léwoz * Padjanbèl (à ne pas confondre avec Granjanbèl qui a une autre rythmique) * Woulé * Graj * Toumblak
Les différentes tailles des tambours établissent la base. Le plus grand : le boula joue le rythme central et le plus petit : le marqueur (ou makè) marque la mélodie et interagit avec les danseurs, le chanteur et les chœurs; ces derniers sont repris généralement par les spectateurs lors de prestations en public.
Les chants du gwoka sont généralement gutturaux, nasaux et rugueux, bien qu'ils puissent également être lumineux et lisses. Il peut être accompagné d'harmonies croissantes et de mélodies relativement complexes.
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Le gwoka est souvent joué lors de rassemblements populaires nommés « léwoz ». Le gwoka est toujours utilisé durant le carnaval et d'autres fêtes, mais aussi lors de mouvements de contestation (exemple, grève générale en Guadeloupe au début de l'année 2009). Une nouvelle forme plus moderne de gwoka s'est popularisé dans les îles sous le nom de gwoka moderne.
Origine: Le gwoka est né durant la période de l'esclavage : cette musique tire ses origines dans la perpétuation de la musique africaine par les esclaves des anciennes plantations. On peut ainsi le comparer à d'autres musiques caribéennes : le bèlè martiniquais, la rumba cubaine, la musique rasin haïtienne. Pour les esclaves, la musique était un moyen de fuite, d'évasion et de communication au même titre que la langue guadeloupéenne. Cette musique, mal vue pendant longtemps dans la société, a survécu à la période post-coloniale, en s'affirmant comme première musique et danse de la Guadeloupe.
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Mise à jour le Mardi, 06 Juillet 2010 21:05 |